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Qu'y a t-il de plus attachant que la peinture naïve,
la vraie, celle qui prend ses sources dans la passion
de l'autodidacte, de cet artiste inconnu ou méconnu
qui fait découvrir son talent en toute sincérité
et simplicité.
L'art naïf possède suffisamment
de peintres renommés et il n'est guère
besoin de le prôner plus ou moins adroitement,
mais avouez qu'il est revigorant pour le critique
ou l'amateur d'en admirer encore et toujours, surtout
s'ils ont la personnalité et la manière
prodigieuses de Prune BARDOUX.
Grâces soient rendues, donc,
au marchand américain Thomas BANNON qui la
remarqua il y a plus de 30 ans, et en l'exposant,
lui déclencha une véritable carrière
de peintre qu'apprécient tant salons et galeries
de tous continents.
C'est simple : la peinture de Prune
BARDOUX est toute ruisselante de poésie, de
fraîcheur et de pittoresque, précieuses
qualités pour une artiste qui allie si parfaitement
la réalité avec sa façon de voir
et de comprendre le spectacle des êtres et de
la nature auxquels elle se voue.
Couleurs pimpantes, personnages décrits
avec une grâce efficace, paysages confortables,
joliment fleuris et aux rondeurs rassurantes tandis
que la vie urbaine se pare de charme aux détails
finement expressifs, font des oeuvres de Prune BARDOUX,
un concept de bonheur de vivre et de chaleureuses
découvertes.
André
Ruellan
Critique d'art |